Forte hausse du PIB japonais au troisième trimestre

Le rebond était attendu mais pas forcément à ce niveau. En effet, selon les chiffres du gouvernement japonais, le produit intérieur brut (PIB) du pays a augmenté de 5% sur la période entre juillet et septembre par rapport au trimestre précédent. C’est la plus forte progression enregistrée depuis 1968, même s’il faut aussi considérer que le second trimestre avait été particulièrement faible, avec une chute de 8% du PIB.

Mais cela reste évidemment une excellente nouvelle pour l’économie japonaise après trois trimestres de baisse consécutive de l’activité, puisque le pays était entré en récession dès la fin d’année 2019, avant même la crise du coronavirus.

La consommation des ménages a augmenté de 4,7% au troisième trimestre, bénéficiant de l’effet positif des aides gouvernementales avec, par exemple, la distribution de 100 000 yen par personne et la campagne Go To Travel qui a incité beaucoup de Japonais à faire du tourisme dans leur propre pays. Les exportations des entreprises japonaises ont aussi largement contribué au redressement du PIB. Elles ont augmenté de 7% sur le trimestre, en particulier dans l’industrie automobile et les semi-conducteurs.

Si ce niveau de croissance était maintenu pendant un an, le PIB japonais serait alors en hausse de 21 % sur douze mois mais cela semble irréaliste. En effet, la seconde vague du coronavirus et les nouvelles mesures de confinement observées en Europe devraient peser sur les exportations dans les prochains mois. De plus, l’économie japonaise est toujours handicapée par des problèmes structurels comme le vieillissement de la population et la stagnation des salaires.

Selon le Fonds Monétaire International, le PIB japonais devrait finir à -5,3% cette année avant de repartir à la hausse en 2021 (+2,3%). À titre de comparaison, le PIB français devrait baisser de 9,8% en 2020 et augmenter de 6% en 2021. 

Lexique : inciter quelqu’un à faire quelque chose

« La consommation des ménages a augmenté de 4,7% au troisième trimestre, bénéficiant de l’effet positif des aides gouvernementales avec, par exemple, la distribution de 100 000 yen par personne et la campagne Go To Travel qui a incité beaucoup de Japonais à faire du tourisme dans le pays ». 

« Inciter quelqu’un à faire quelque chose« , c’est pousser cette personne à faire cette chose. Dans le cas de la phrase d’exemple, c’est la campagne Go To Travel qui a poussé les Japonais à faire du tourisme dans leur pays. 

L’adjectif associé au verbe « inciter » est « incitatif« , le nom associé est « une incitation« . On pourrait écrire par exemple :
« La campagne Go To Travel a été très incitative. De nombreux japonais ont voyagé à l’intérieur du pays »
« Répondant à l’incitation de la campagne Go To Travel, beaucoup de japonais ont voyagé dans leur propre pays ».

Le verbe « inciter » ressemble au verbe « inviter » mais le sens est un peu plus fort, puisqu’on pousse la personne à faire quelque chose. Par contre, « inciter » est moins fort que « forcer » ou « obliger » qui se construisent de la même façon : « forcer/obliger quelqu’un à + verbe à l’infinitif ». Par exemple :
« Pour lutter contre la crise du coronavirus, le gouvernement a forcé/obligé les restaurants à fermer leurs portes ». 

 

Grammaire : puisque (la cause)

« Mais cela reste évidemment une excellente nouvelle pour l’économie japonaise après trois trimestres de baisse consécutive de l’activité, puisque le pays était entré en récession dès la fin d’année 2019, avant même la crise du coronavirus ».

« Puisque » est une conjonction qui exprime la cause. Dans le cas de la phrase de l’article :
– l’affirmation est « cela reste une excellente nouvelle »
– la cause de cette affirmation est « le pays était entré en récession dés la fin d’année 2019 »

« Puisque » répond donc à la question « pourquoi ? » et son sens est donc proche de « parce que« . Il y a cependant une petite nuance : on utilise « puisque » à la place de « parce que » pour exprimer une raison déjà connue de la personne qui nous écoute (ou nous lit), ou aussi pour exprimer une raison évidente. J’utilise ici « puisque » car je pense que les personnes qui lisent cet article savent déjà que le Japon est en récession depuis la fin 2019. 

Autres exemples d’utilisations de « puisque » :
« Nous allons pouvoir commencer la réunion, puisque tout le monde est arrivé ».
« Puisque tu parles couramment français, tu peux m’aider à traduire cet email ». 

Crédit photo : Christiano Sinisterra (Pexels)

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