Le gouvernement français a un plan pour sauver l’usine Bridgestone

Après une réunion de travail la semaine dernière avec les salariés de Bridgestone et le président de la région Hauts-de-France, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, a dévoilé le plan du gouvernement pour sauver l’usine du fabricant japonais à Béthune. Bridgestone avait annoncé le mois dernier la fermeture de son unité de production française, entraînant de nombreuses protestations dans le pays.

Le plan de sauvetage préparé en collaboration avec le consultant Accenture permettrait de conserver environ 500 emplois sur les 860 actuels. Surtout, il prévoit des investissements à hauteur de 100 millions d’euros pour moderniser l’outil de production qui permettraient d’augmenter la productivité d’au moins 25%.

Bridgestone, qui avait justifié la fermeture de l’usine par sa faible productivité et la concurrence asiatique sur les pneus d’entrée de gamme, a répondu immédiatement au gouvernement en disant qu’il allait examiner la proposition dans les prochaines semaines. En attendant, le fabricant japonais continue à chercher des solutions pour reclasser les salariés licenciés.

Il n’est pas exclu que le gouvernement français et la région Hauts-de-France prennent en charge une partie des 100 millions d’euros d’investissement nécessaire. Dans ce cas, l’effort financier sera probablement apprécié par Bridgestone, mais il faudra aussi que les syndicats acceptent l’ensemble du plan.

Au-delà du fait que ce plan ne sauverait que 60% des emplois, il prévoirait aussi une réorganisation des conditions de travail avec notamment des horaires plus longs et peut-être même des réductions de salaire, selon une source proche du dossier citée par les Échos.

Lexique : l’outil de production

« Surtout, il prévoit des investissements à hauteur de 100 millions d’euros pour moderniser l’outil de production qui permettraient d’augmenter la productivité d’au moins 25% ».

Un « outil » est un objet actionné par l’homme et qui permet de réaliser une opération précise. Par exemple, le marteau est un outil qui permet de planter un clou. 

Dans l’industrie, on utilise un certain nombre d’outils pour la production. Mais, quand on parle de l’outil de production, on ne parle pas d’un outil particulier mais au contraire de l’ensemble des outils et machines qui permettent la fabrication des produits. Autrement dit : l’ensemble des machines et des outils utilisés dans la chaîne de production

Quand on parle d’usines on parle aussi souvent de machines-outils. Ce sont des machines qui permettent de réaliser une opération spécifique « toutes seules », c’est à dire avec une énergie extérieure (électricité par exemple) et sans intervention directe de l’homme, contrairement à l’outil

 

Grammaire : il n’est pas exclu que + subjonctif (possibilité)

« Il n’est pas exclu que le gouvernement français et la région Hauts-de-France prennent en charge une partie des 100 millions d’euros d’investissement nécessaire, ». 

Quand j’écris « il n’est pas exclu que« , je parle d’une possibilité. J’utilise donc un subjonctif présent pour le verbe qui suit (prennent). 

La participation du gouvernement français à l’investissement n’est pas une certitude, c’est une possibilité. Si je suis certain que le gouvernement va investir financièrement dans l’usine, alors j’écris… :
« Il est certain que le gouvernement français et la région Hauts-de-France prendront en charge une partie des 100 millions d’euros d’investissement nécessaire ». 
… et j’utilise un futur de l’indicatif (prendront). 

La participation du gouvernement n’est pas non plus une probabilité, c’est juste une possibilité. La différence n’est pas toujours facile à comprendre entre la probabilité et la possibilité. 

Fixons une règle simple :
– un évènement est probable si je pense qu’il a plus de 50% de chances de se produire
– un évènement est possible si je pense qu’il a moins de 50% de chances de se produire

Si je pense que l’investissement du gouvernement est probable, alors j’écris :
« Il est probable que le gouvernement français et la région Hauts-de-France prendront en charge une partie des 100 millions d’euros d’investissement nécessaire ». (verbe prendre au futur de l’indicatif)

Si je pense que l’investissement du gouvernement est possible, alors j’écris :
« Il est possible que le gouvernement français et la région Hauts-de-France prennent en charge une partie des 100 millions d’euros d’investissement nécessaire ». (verbe prendre au subjonctif présent)
OU
« Il n’est pas exclu que le gouvernement français et la région Hauts-de-France prennent en charge une partie des 100 millions d’euros d’investissement nécessaire ». (verbe prendre au subjonctif présent)

En résumé, la certitude et la probabilité entraînent l’utilisation de l’indicatif. La possibilité entraîne l’utilisation du subjonctif.

Formation du subjonctif : 

1. Déterminer la base (le radical)

a. on prend la base (ou le radical) de « ils/elles » » au présent de l’indicatif. 

Verbe « prendre » au présent : ils/elles prennent -> « prenn » devient donc la base de la conjugaison du subjonctif présent. 

b. Attention : quand la base de « nous » et « vous » est différente de la base de « ils/elles » au présent de l’indicatif, ils gardent cette base au présent du subjonctif. 

Verbe « prendre » au présent pour « nous » et « vous » »: nous prenons, vous prenez -> la base « pren » est donc différente de la base pour « ils, elles ». 

2. Ajouter les terminaisons suivantes : e, es, e, ions, iez, ent.

3.Conjuguer :

Je prenne
Tu prennes
Il/elle prenne
Nous prenions
Vous preniez
Ils prennent

Crédit photo : Bridgestone USA.

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