Le Japon et le Royaume-Uni signent un accord de libre-échange

Après un peu plus de trois mois de négociations, le Royaume-Uni et le Japon ont signé vendredi dernier un accord de libre-échange qui s’appliquera à partir du mois de décembre. C’est un symbole fort pour Londres qui signe là son premier accord commercial avec un pays majeur depuis la sortie de l’Union européenne en janvier dernier.

Concrètement, le nouvel accord entre les deux pays n’apporte pas de changement important puisqu’il reproduit dans les grandes lignes l’accord de libre-échange entre le Japon et l’Union européenne. Ainsi, chacun des deux pays pourra importer la quasi-totalité des produits de l’autre pays sans avoir à payer de frais de douane. Et, comme dans l’accord avec l’Union européenne, il est aussi prévu que les taxes sur les importations de voitures japonaises au Royaume-Uni disparaissent progressivement d’ici 2026.

Du côté anglais, on espère que l’accord permettra d’augmenter les exportations de produits agricoles vers le Japon mais on voit également plus loin. Le Royaume-Uni espère en effet que cet accord lui ouvrira les portes du Partenariat Transpacifique (TPP), une zone internationale de libre-échange qui comprend onze pays dont le Japon mais aussi l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Mexique et le Canada notamment.

Le Japon a confirmé qu’il supporterait la candidature anglaise au TPP mais Tokyo a surtout exprimé sa forte inquiétude au sujet des négociations commerciales entre Londres et Bruxelles. De nombreuses sociétés japonaises se sont en effet implantées en Angleterre pour l’ensemble de leurs activités sur le continent européen. S’il n’y avait pas d’accord de libre-échange entre les deux parties, les exportations de produits fabriqués au Royaume-Uni vers l’Europe seraient taxées, y compris pour des sociétés japonaises. Ça serait par exemple le cas pour Toyota et Nissan.

Lexique : s’implanter

« De nombreuses sociétés japonaises se sont en effet implantées en Angleterre pour l’ensemble de leurs activités sur le continent européen ».

Dans « implanter« , il y a le verbe « planter » comme dans « planter un arbre » et le préfixe « im » qui signifie « à l’intérieur ». « Implanter », c’est donc planter ou insérer un élément à l’intérieur d’un autre élément. Et le verbe pronominal « s’implanter » signifie donc se planter soi-même quelque part.  

L’implantation d’une entreprise dans un pays signifie donc qu’elle prévoit de développer une activité à long terme dans ce pays. Pour une entreprise, s’implanter dans un pays signifie en général créer une filiale dans ce pays. 

Si une entreprise démarre une activité dans un autre pays en passant par un distributeur ou par un agent commercial, on ne peut pas vraiment parler d’implantation. Il s’agit alors plutôt d’un lancement commercial. 

Dans le domaine médical, on utilise le mots implants. Par exemple pour des implants dentaires (remplacer des dents manquantes) ou des implants capillaires (remplacer des cheveux manquants). 

Grammaire : si + imparfait + conditionnel (hypothèse et conséquence dans l’avenir)

« S’il n’y avait pas d’accord de libre-échange entre les deux parties, les exportations de produits fabriqués au Royaume-Uni vers l’Europe seraient taxées, y compris pour des sociétés japonaises ».

Dans cette phrase, j’exprime :
1. une
hypothèse : l’absence d’accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’Europe
NB : l’hypothèse est introduite par la conjonction « si ». Dans cette phrase, « si » est changé en « s' » (s apostrophe) car il est suivi de « il », mot commençant par une voyelle
2. la
conséquence de cette hypothèse : la taxation des exportations du Royaume-Uni vers l’Europe

Les deux éléments, l’hypothèse et sa conséquence, sont situés dans le futur mais je n’utilise pas le temps « Futur simple »

En effet, pour exprimer une hypothèse dans l’avenir et sa conséquence, on utilise généralement la construction « si + imparfait (veniez) + conditionnel (seraient) ». Je choisis cette construction parce que je pense que l’absence d’accord de libre-échange est peu probable. 

Un autre option est possible. J’aurais pu écrire :
« S’il n’y a pas d’accord de libre-échange entre les deux parties, les exportations de produits fabriqués au Royaume-Uni vers l’Europe seront taxées, y compris pour des sociétés japonaises ».

L’hypothèse et la conséquence sont toujours situées dans le futur mais j’utilise la construction « si + présent (a) + futur (seront)« . Dans cette option, je pense que l’absence d’accord de libre-échange est assez probable. 

Crédit photo : photo ministère du commerce international du Royaume-Uni

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