Les exportations de vins français en net recul

Avec 8,74 milliards d’euros d’exportations contre 739 millions d’euros d’importations entre août 2019 et juillet 2020, l’excédent commercial des vins français reste très largement positif. Le secteur est depuis longtemps une des « stars » à l’exportation, deuxième plus gros contributeur à la balance commerciale du pays. Cet excédent commercial de 8,01 milliards d’euros représente cependant une baisse de 10% par rapport à l’année précédente, après cinq années de croissance continue.

Selon une étude de France Agrimer, l’agence nationale des produits de l’agriculture et de la mer, le secteur des vins français a particulièrement souffert en 2019/2020. Au total, les exportations ont baissé de 4% en volume et de 10% en valeur sur l’année, mais avec des différences importantes selon le type de vin. Toutes les catégories sont en baisse mais le champagne est le plus sévèrement touché avec une chute de 16% en volume et 14% en valeur.

D’après Les Échos, la baisse est même encore plus forte depuis le début de l’année 2020 avec une chute de 18% en valeur pour l’ensemble de la filière et 28% pour les vins effervescents (champagne et crémant).

Les vins français subissent non seulement la crise du Covid avec notamment la fermeture de nombreux restaurants partout dans le monde, mais ils sont aussi pénalisés par la mise en place de surtaxes aux États-Unis dans le cadre du conflit commercial Airbus/Boeing. Les États-Unis, premier pays importateur de vins français dans le monde, ont ainsi réduit leurs achats de 21% en valeur cette année.

Depuis janvier 2020, les exportations de vins français vers le Japon ont aussi largement diminué. Le pays a en effet importé pour 321 millions d’euros en vins français, une baisse de 10% par rapport à 2019. Le champagne, qui représente environ un tiers de ce total, est en baisse de 24%.

Lexique : la balance commerciale

« Le secteur est depuis longtemps une des « stars » de l’exportation française, deuxième plus gros contributeur à la balance commerciale du pays, après l’aéronautique ».

Une balance est d’abord un instrument de mesure du poids. Les anciennes balances étaient composées de deux plateaux. Sur un plateau, on plaçait l’objet à peser et sur l’autre on plaçait progressivement différents poids gradués (1 kilo, 0,5 kilo, 0,1 kilo, etc.) en métal. Quand les deux plateaux étaient à l’équilibre, on avait déterminé le poids de l’objet.

La balance mesure donc un équilibre et quand on parle de balance commerciale, on mesure donc la différence entre les exportations et les importations d’un même pays.

Dans l’exemple de l’article : la France exporte pour 8,74 milliards d’euros de vins et importe pour seulement 739 millions d’euros de vins étrangers. La balance commerciale de la France est de 8,01 milliards d’euros, donc très largement positive. On dit que la France réalise un excédent commercial de 8,01 milliards d’euros sur les vins.

Si c’était l’inverse, on dirait que la France présente un déficit commercial de 8,01 milliards d’euros pour les vins.

Quand j’écris que les vins sont le deuxième plus gros contributeur à la balance commerciale de la France, cela veut donc dire que cette catégorie de produits présente le deuxième plus gros excédent commercial du pays.

Grammaire : cependant (concession)

« Cet excédent commercial de 8,01 milliards d’euros représente cependant une baisse de 10% par rapport à l’année précédente, après cinq années de croissance continue ».

L’adverbe « cependant » est une des nombreuses façons d’exprimer la concession en français, c’est à dire l’opposition avec une idée qui vient d’être exprimée. 

Dans ce paragraphe, j’exprime deux idées : 1. une idée positive = le large excédent commercial des vins français 2. une idée négative = la baisse de 10% de l’excédent commercial cette année. 

Il y a donc une opposition entre les deux idées (négative/positive). Quand j’exprime la seconde idée, l’adverbe « cependant » permet de marquer l’opposition entre les deux. J’aurais aussi pu exprimer les deux idées en sens inverse, toujours en utilisant « cependant ». Par exemple : 
« L’excédent commercial des vins français a baissé de 10% cette année. Il reste cependant supérieur à 8 milliards d’euros ». 

Les principaux adverbes qui permettent de marquer la concession sont : pourtant, cependant, quand même, néanmoins et toutefois. Les deux derniers sont en général utilisés à l’écrit, dans un style assez formel. 

Crédit photo : Pixabay

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