Menicon, partenaire japonais de la lentille du futur

Depuis quelques années, les projets de lunettes intelligentes, ou « smart glasses », se multiplient. Des géants de l’internet comme Google ou Facebook, des start-ups de la réalité augmentée, des spécialistes de l’optique… les candidats sont nombreux à travailler à la réalisation du même objectif : intégrer les technologies de réalité augmentée dans les verres de lunettes et même, plus récemment, dans les lentilles de contact.

Imaginez des capteurs ultrasensibles, un écran dynamique et un système d’émission d’ondes radio intégrés à l’intérieur d’une simple lentille de contact. C’est ce qu’a fait la société américaine Mojo Vision après plusieurs années de recherche et développement. Sa lentille intelligente Mojo Lens pourra bientôt projeter des images et du texte directement dans le champ de vision de l’utilisateur tout en lui permettant de voir normalement les choses autour de lui.

Afin de poursuivre son développement, Mojo Vision a choisi de s’associer avec le japonais Menicon, un spécialiste de la lentille de contact et de la santé oculaire. La collaboration entre les deux sociétés se limite pour l’instant à un accord de recherche et développement mais pourrait déboucher sur un partenariat plus large au cas où les futurs essais se révèleraient fructueux.

Menicon est le plus gros spécialiste japonais de la lentille de contact, avec notamment un système de lentilles vendues par abonnement mensuel qui compte plus de 1,3 million d’abonnés au Japon. Située à Nagoya et fondée en 1951, la société est présente dans plus de 80 pays et a réalisé un chiffre d’affaires annuels de 84,5 milliards de yen lors de son dernier exercice fiscal.

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Lexique : déboucher sur…

« La collaboration entre les deux sociétés se limite pour l’instant à un accord de recherche et développement mais pourrait déboucher sur un partenariat plus large au cas où les futurs essais se révèleraient fructueux ».

Dans son utilisation la plus fréquente, le verbe « déboucher » signifie simplement enlever le bouchon. Par conséquent, on peut déboucher une bouteille de vin ou, nettement moins sympathique, un évier (l’eau ne s’écoule pas car l’évier est bouché) ou un nez (on a du mal à respirer parce que le nez est bouché). 

Quand le verbe « déboucher » est suivi de la préposition « sur« , il prend un sens légèrement différent. En effet, « déboucher sur » signifie qu’une chose en générale limitée ou étroite (le sujet de la phrase) peut mener à d’autres choses plus larges. Le sens de « déboucher sur » devient alors très proche de « mener à« . 

Dans la phrase d’exemple :
– le sujet est « la collaboration » entre les deux société. Cette collaboration est limitée, puisqu’elle concerne seulement des activités de recherche et développement…
– … mais, si les essais sont positifs, la collaboration limitée pourrait déboucher sur/mener à un partenariat plus large, par exemple commercial

NB : on utilise aussi le nom « débouché« , en général au pluriel, pour désigner des opportunités de réussite futures. Par exemple. 
« Beaucoup d’étudiant sont intéressés par ce MBA mais, en réalité, il y a très peu de débouchés » (dans ce cas, il y a très peu de possibilités d’emplois à la suite de cette formation). 

Grammaire : au cas où + conditionnel (hypothèse)

« La collaboration entre les deux sociétés se limite pour l’instant à un accord de recherche et développement mais pourrait déboucher sur un partenariat plus large au cas où les futurs essais se révèleraient fructueux ».

« Au cas où » est une conjonction qui permet d’exprimer une hypothèse. Elle est suivie d’un verbe au conditionnel et peut-être remplacée par « dans le cas où » ou « dans l’hypothèse où » :
« La collaboration entre les deux sociétés se limite pour l’instant à un accord de recherche et développement mais pourrait déboucher sur un partenariat plus large dans le cas où/dans l’hypothèse où les futurs essais se révèleraient fructueux ».

On peut placer l’hypothèse (si les essais sont fructueux) après sa conséquence possible (la collaboration pourrait déboucher sur un partenariat plus large) comme c’est le cas dans l’article ou inverser les deux parties comme ci-dessous :
« La collaboration entre les deux sociétés se limite pour l’instant à un accord de recherche et développement mais,  au cas où les futurs essais se révèleraient fructueux, elle pourrait déboucher sur un partenariat plus large « . (elle = la collaboration)

Le sens est exactement le même mais, en mettant l’hypothèse en premier, on insiste un peu plus sur le fait que c’est juste une possibilité parmi d’autres. 

On peut aussi exprimer la même idée en utilisant « en cas de » mais, dans ce cas, il faut reconstruire la phrase en nominalisant la partie qui correspond à l’hypothèse. Par exemple :
« La collaboration entre les deux sociétés se limite pour l’instant à un accord de recherche et développement mais pourrait déboucher sur un partenariat plus large en cas de succès des futurs essais« .

Photo : Nataliya Vaitkevitch (Pexels)

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