Tokyo veut garder plus de jeunes entrepreneurs étrangers

Selon un article paru dans le journal Nikkei Asian Review la semaine dernière, le gouvernement japonais se prépare à faciliter l’obtention d’un visa « jeune chef d’entreprise » pour les diplômés étrangers des universités japonaises.

Jusqu’à présent, les conditions d’obtention de ce visa étaient très contraignantes. L’aspirant entrepreneur devait en effet créer une société au Japon avec au minimum 5 millions de yen en capital social, ouvrir un bureau et embaucher au minimum deux personnes.  Ces exigences ayant un effet décourageant, beaucoup de jeunes diplômés renoncent à leur projet ou retournent dans leur pays pour le développer.

Consciente du problème, l’administration japonaise avait déjà mis en place en 2018 dans certaines régions un visa «jeune entrepreneur » d’un an, mais l’opération n’a pas eu les résultats espérés. La période d’un an étant jugée trop courte, elle sera donc portée à deux ans. Cette réforme devrait permettre au Japon de garder sur son sol plus de talents étrangers et contribuer ainsi à l’activité économique du pays.

Selon les statistiques de la Japan Student Services Organization, il y avait au total 312 000 étudiants étrangers au Japon au 1er mai 2019, dont 142 000 dans les universités du pays soit 5,6 % de plus qu’en 2018. Ces chiffres sont en hausse constante depuis de nombreuses années puisque le nombre total d’étudiants étrangers a plus que doublé depuis 2010.

L’immense majorité de ces étudiants sont originaires des pays voisins en Asie. La Chine avec 124 000 étudiants et le Vietnam avec 73 000 étudiants représentent plus de 60 % du total.

Lexique : l’aspirant entrepreneur 

« L’aspirant entrepreneur devait en en effet créer une société au Japon ».

« Aspirer à (faire) quelque chose » signifie désirer cette chose. Par exemple :
J’aspire à une plus grande liberté. 
J’aspire à devenir médecin. 

On utilise cette expression seulement pour exprimer des désirs personnels profonds, liés à la carrière professionnelle ou à la vie en général. On ne dira pas par exemple : j’aspire à boire un café. 

L’aspirant est aussi un grade militaire qui désigne les personnes qui sont entre les sous-officiers et les officiers. Ces personnes aspirent à être officiers

L’aspirant entrepreneur est donc une personne qui aspire à devenir chef d’entreprise. 

Grammaire : participe présent pour exprimer la cause

« Ces exigences ayant un effet décourageant, beaucoup de jeunes diplômés renoncent à leur projet ».

Le participe présent est une des nombreuses façons d’exprimer la cause en français. Quand on l’utilise, la cause précède toujours la conséquence. Ainsi, il fonctionne de la même façon qu’une subordonnée commencée avec « comme ». 

J’aurais donc aussi pu écrire cette phrase de cette manière:
« Comme ces exigences ont un effet décourageant, beaucoup de jeunes diplômés renoncent à leur projet ». Dans ce cas là bien sur, le verbe être est conjugué au présent de l’indicatif. 

NB : dans l’article, il y a une autre phrase qui utilise le participe présent pour exprimer la cause. 

On peut également utiliser le gérondif pour exprimer la cause mais, dans ce cas, le sujet de la subordonnée et le sujet de la principale doit être le même. Par exemple:
En lançant cette réforme, le gouvernement japonais espère garder plus de talents étrangers.

Dans cet exemple, le gouvernement japonais est le sujet de la subordonnée (il lance cette réforme) et de la principale (il espère garder les talents étrangers). 

Formation du participe présent : base ou radical du verbe + « ant ».
Gagner -> gagnant / Travailler -> travaillant

3 participes présents sont irréguliers :
être -> étant / avoir -> ayant / savoir -> sachant.

Crédit photo : Pixabay (Pexels)

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